Parodies

DU BOIS POUR LE FEU

Par Michel Toyer – 1997

Penchée chous le fardeau des années et des branches
Ch’est une pauvrèche bancroche et cacochyme
Qui chuit en ronchonnant un chemin forechtier
Traché comme un chenal étroit parmi les ronches
Elle avait ramaché les branches arrachées
Par la foudre aux chênes ainchi qu’aux châtaigniers
Et par les bûcherons, laichées chues chur le chol
Qu’elle avait fichelées d’une corde de chanvre
Et qu’elle avait chargées dechus chon dos bochu
Chou chon chignon, pendent des mèches argentées
Chur cha boche ch’étale un châle effiloché
Elle avanche et trébuche en fuyant les chacheurs
Lanche tous les jurons du pays de Fouchtra
Ch’en débarrache enfin au cheuil de cha chaumière
Dans cha modechte pièche, elle ravive un feu
Qui dans la cheminée auchitot va chanter
Afin de réchauffer cha bonne choupe aux choux.

LE CHIEUR DE LONG

(Extrait de l’ouvrage “La grande Histoire des Scieurs de Long” d’Annie ARNOULT, page 188)

Ch’est moi qui chuis I’filch de mon père
Et mon père ch’est un auvergnat
Et tout comme lui je prochpère
En poursuivant le même état,
Ma maison ch’est une chierie
Où l’on y chie dans tous les coins.
Ch’est une vach’te menuicherie
Où l’on chie chelon ches besoins.
Que je chuis gai, lorchque je chie.
Car je chie toujours en chantant,
En réchitant des poéchies
Et je chie même en rêvant,
Pendant chix jours je chie des planches
je chie pour les gens bien nés,
Mais je ne chie pas le dimanche,
Car je ne chie qu’à l’atelier,
Pourtant parfois je voyage
Chi l’on m’appelle chier à quelques lieues
Mais quand ch’est pour un proch’ ouvrage
je chie sur les lieux.
Chi vous voulez une ecchpérience,
je vais chier à votre nez.
je chie à vingt lieues à la ronde,
je chie partout, même au chantier,
Enfin je chie pour tout le monde
Puisque tout le monde me fait chier.
je crois bien que je chierai du marbre
Tellement je chie avec ardeur.
Il faudrait me voir chier un arbre
Et je chie de bon coeur.
Il ne faut pas que je me forche
Tous mes chix enfants chieront pour moi
Car quand on arrive dans la vieilleche
On ne peut pas toujours chier.
On y met un peu plus de mollèche
Et le chiage n’est plus régulier.
Chi je viens vieux, comme je penche
Je ne chierai qu’en choupirant ;
Et pourtant ma cheule echpéranche,
Ch’est de mourir en chiant.

Marquee Powered By Know How Media.