Général de la Révolution et de l'Empire

Une étude le concernant a été publiée dans le N°1 du petit Pauletais.


Marc-Gaspard-Abraham PAULET (MGAP), est né le 9/11/1769 à St Quentin dans l’Aisne (Code Insee 02691) probablement dans une maison sise rue de l’Évêché (aujourd’hui rue Etienne DOLET), fils de Marc Gaspard né à Anduze (code Insee 30010) le 1/9/1727 riche industriel dans le textile, et de Marie Madeleine de BRISSAC née en 1748, issue d’une famille noble de Vienne en Dauphiné dont le 1er porteur du nom connu est Gerbé de BRISSAC, c’est l’aïeul du sixième degré de la mère du général.

Dans le No1 du Petit Pauletais, un arbre simplifié montre les liens entre les 4 familles principales abordées dans cette étude, à savoir les familles : PAULET, de BRISSAC, van ROBAIS et HOUËL, cette dernière étant une famille alliée résultant du mariage de Madeleine, sœur du Général.

Du côté de sa grand-mère maternelle, « Madeleine Van ROBAIS » est la descendante d’une illustre famille de Flandres dont les armoiries sont « d’argent à l’ancre de sable au chef de gueules, chargé de trois roses d’argent ».

La famille HOUËL est également très ancienne et d’origine Bretonne, on la retrouve en Normandie dès le 16ème siècle, et est connue par Guillaume-Nicolas, né en 1612 et surnommé « Guillaume le Salé », brillant juriste, cité dans des documents à Grandcamp, sa mort a donné lieu à un procès qui fit beaucoup de bruit, c’est le sosa N°8 de l’époux de Madeleine sœur aînée du Général, ce sont les descendants de cette famille qui transmettent le souvenir du Général Marc Gaspard Abraham PAULET.

Marc-Gaspard-Abraham PAULET acquiert rapidement les connaissances militaires nécessaires pour poursuivre une brillante carrière. Mais, dans une armée révolutionnaire, il faut présenter des garanties de civisme, en particulier vis-à-vis des commissaires aux armées. Là aussi Marc-Gaspard-Abraham PAULET a fait preuve d’un parfait loyalisme.

Enfin dans les conditions difficiles dans lesquelles vivaient et combattaient les armées révolutionnaires seuls les hommes dotés d’un caractère exceptionnel pouvaient s’imposer comme chef. C’est encore son cas, protestant convaincu, il était d’une grande rigueur morale, mais en même temps très humain, très scrupuleux et travailleur acharné. »


Chronologie des activités militaires de Marc-Gaspard-Abraham PAULET
  • Le 26/02/1790, Affectation au 14e régiment de dragons dans la garde nationale de Saint Quentin, il a alors 23 ans.
  • En Mars 1792, Nomination au grade sous-lieutenant au 14e régiment de dragons, c’est le début de la guerre contre l’Autriche.
  • Le 24/07/1792, puis à sa grande surprise, MGAP est affecté au 2e régiment de hussards » aux ordres de CHAMBORANT.
  • Le 01/03/1793, nomination au grade de « lieutenant », MGAP se distingue auprès du Général en chef DAMPIERRE.
  • Le 07/06/1793, nomination au grade de « capitaine » aide de camp du Général de FRIGEVILLE.
  • Le 25/10/1793, MGAP est nommé « adjudant général chef de bataillon à titre provisoire » et rejoint le 16/01/1794 l’armée des Pyrénées-Orientales où le général en chef n’est autre que le général LANNES, il est basé à Sérignan.
  • Le 05/04/1795, Il est enfin confirmé « adjudant général chef de bataillon » et est employé à la 3eme division active de l’armée du Rhin.
  • 2/10/1795, MGAP est très malade, il souffre du bas ventre, il est renvoyé au pays pour y changer d’air, il sera suivi par le commissaire du lieu pour s’enquérir de sa santé, il est malade jusqu’en avril 1796 où il est mis à disposition du Ministre de la guerre par le directoire.
  • Avril 1796, MGAP est réformé et réintégré 3 mois après dans la 1ere division militaire (armée du Nord).
  • 27/07/1796, affectation de MGAP à la demande du Général LIÉBERT à la 1ere division militaire comme adjudant général.
  • 18/11/1797, il reçoit sa lettre de service afin d’être employé en qualité d’adjudant général dans la 13e division militaire.
  • 1798, MGAP est nommé au Havre où il entreprend une réorganisation de la défense de la ville, c’est le blocus commencé par les anglais, il est chargé de la défense côtière de Brest à Ostende et de préparer une invasion de l’Angleterre par l’Écosse qui n’aura jamais lieu par mesure d’économie.
  • En juillet 1798, Il est empêché de conclure un mariage avantageux à cause des affaires publiques et de son service.
  • En janvier 1799, réintégration à la 15ème division
  • Le 3/11/1799, MGAP est nommé général de brigade à titre provisoire.
  • 06/04/99 au 02/04/1800, Il est affecté à l'armée d'Italie et est chef d’état-major du général DUHESME.
  • 02/04/1800 au10/08/1800, MGAP est affecté à l'armée de réserve.
  • 10/08/1800, puis il est affecté à l’armée du Midi.
  • 16/08/1800, le général est de nouveau malade jusqu’au 17 octobre 1800.
  • le 26/10/1800, MGAP est enfin confirmé général de brigade par BONAPARTE, alors qu’il avait été nommé sur le champ de bataille le 3 novembre 1799 , Arme: Cavalerie.
  • 16/12/1800, Le général commande la 2ème brigade de la 2e division de l’armée d’observation dans l’arrondissement de Moutiers (Département du Mont-Blanc).
  • 26/01/1801, affectation à l'armée d'Italie, sous les ordres de MURAT, il commande l’expédition d’Ancône et restera en Italie jusqu’en 1802.
  • 07/08/1802, il est ensuite affecté pour un peu plus d’un mois à la 24e division militaire, où il sera basé à Mons en Belgique.
  • 23/09/1802, MGAP est nommé malgré son mécontentement exprimé par écrit au ministre à la 12e division militaire, en Vendée.
  • 07/12/1802, Il est de nouveau sérieusement malade.
  • 23/02/1804 au 01/08/1805 commandant du département de la Vendée, il est chargé de l’inspection des batteries côtières entre Marans et Bourgneuf, les relations de MGAP avec la municipalité des Sables d’Olonne ne sont pas des meilleures. Il essaye dans un climat assez conflictuel, malgré la maladie qui le ronge, de faire face courageusement aux évènements.
Le général Marc Gaspard Abraham PAULET décède célibataire, aux Sables d’Olonne le 1er août 1805 (An XIII de la république, le 13 thermidor) au 42 de la rue du Palais, il sera enterré dans cette ville, dans l’ancien cimetière où une pierre tombale de forme pyramidale rappelle son appartenance à l’armée impériale.

Dans son rapport au bureau de l’état-major, GÉRARD, chef du bureau du mouvement des troupes, déclare : « Sa Majesté l’Empereur perd dans cet officier général un sujet fidèle et dévoué, l’État un zélé défenseur et les généraux de la division un digne camarade auquel ils payent un juste tribu de regrets».

C’est à la suite d’une chute de cheval à la bataille de Crémone, où les chasseurs émigrés de Russie le foulèrent avec leurs chevaux que MGAP certainement mal soigné, avait contracté ses ennuis de santé qui ont fini par l’emporter après 15 ans de bons et loyaux services au service de la République et de l’Empire.

Curieusement, c’est en revenant de l’enterrement de son frère que sa sœur Marie-Sophie décède à Rosiers sur Loire, ramenée à Saint-Quentin dans un cercueil métallique elle a été inhumée dans le cimetière familial de Bohéries, sa tombe a été profanée lors de la bataille de Guise en 1918.

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