DEMANDE DE DÉMOBILISATION.

(Copie d’une lettre authentique adressée à M. le Préfet du Cantal le 20 octobre 1981)

J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance le réexamen de mon dossier de demande de libération militaire anticipée car la situation antérieure en ce qui me concerne et celle de ma famille a beaucoup évolué.

En effet, je suis maintenant marié avec une veuve, laquelle a une fille.

Mon père a épousé cette fille, ce qui fait qu’à ce jour, mon père est devenu mon gendre puisqu’il a épousé la fille de ma femme et ainsi ma belle fille est devenue ma belle mère.

De plus, avec ma femme nous avons eu un fils. Cet enfant est donc le fils de la mère de la femme de mon père, donc le beau frère de mon père mais en conséquence mon oncle puisqu’il est le frère de ma belle mère, mon fils est devenu mon oncle.

Quant à la femme de mon père (ma belle fille et belle mère), elle vient d’avoir un garçon qui est mon petit fils puisqu’il est le fils de la fille de ma femme. Ma fille (issue de ma femme veuve) se trouve être ma mère puisqu’elle est la femme de mon père.

Par conséquent je suis le frère de mon petit fils. Et comme le mari de la mère d’une personne est le père de celle ci, il arrive donc que je suis le père de ma mère et le frère de son fils : je suis donc mon propre grand-père.

J’ai donc l’honneur de vous demander Monsieur le Préfet, d’examiner ma situation de famille et d’entamer les démarches auprès des autorités militaires en vue de ma libération étant donné que le règlement militaire interdit que le père, le fils et le petit fils soient mobilisés ensemble.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de mes sentiments respectueux.

(Lettre publiée par ” L’Armoricaine ” en mars 1984)

AVEC LES NOUVELLES LOIS SUR LE MARIAGE POUR TOUS.

(Copie d’une lettre qui mest parvenue en fichier attaché, source inconnue)

Femmes cougars, familles recomposées : il va y avoir du pain sur la planche pour les notaires (et leurs généalogistes) en charge de régler les successions !
Voici un exemple de ce qui les attend :

Je suis un homme de 27 ans et je me suis marié à une divorcée de 46 ans, mère d’une fille de 25 ans.
Comme cette dernière aime les hommes mûrs, elle s’est éprise de mon père qu’elle a épousé.
Dès lors, mon père est devenu mon gendre, puisqu’il a épousé ma belle-fille.

Mais, dans le même temps, ma belle-fille est devenue ma belle-mère, puisqu’elle est désormais la femme de mon père.
Là, le notaire commencera déjà à transpirer !

Or, ma femme et moi avons donné naissance à un fils.
Cet enfant est naturellement devenu le frère de la femme de mon père……..
…. c’est à dire le beau-frère de mon père.
Et, dans le même temps, il est devenu mon oncle, puisqu’il est le frère de ma belle-mère.
Mon fils est donc mon oncle.

Là, le notaire se fait apporter un Doliprane par son clerc !
Mais il n’est pas au bout de ses surprises !
En effet, mon père et sa femme ont donné le jour à un garçon qui, de fait, est devenu mon frère puisqu’il est le fils de mon père……….
…. mais aussi mon petit-fils puisqu’il est le fils de la fille de ma femme.
Je me retrouve ainsi le frère de mon petit-fils !
Et notre grand-mère commune n’est autre que ma femme.
Du coup, je me retrouve mon propre grand-père !

Là, le notaire fait un malaise …
Le pauvre ! Imaginez ce que cela va être pour lui, avec le Mariage Pour Tous, lorsqu’un père sera la mère ou une mère sera le père !!!

DICTÉE GÉNÉALOGIQUE
Ce texte, a été trouvé dans un vieil almanach. Qui a dit que le français est compliqué ?
Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*1. Monsieur est le père, Madame est la mère. Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère.

Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n’est maire. N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère. Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.

La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd !

*1 pers = entre vert et bleu

EN MARGE DE L’HISTOIRE

Le 14 juillet 1789, pour faire libérer le gratin (l’élite sociale) enfermé à St Jacques, ils se sont servi de pavés (de saumon), comme le montre ce ticket commémoratif…!!!

AMOUR RENDU IMPOSSIBLE PAR LA GÉNÉALOGIE

Un garçon et une fille sont éperdument amoureux l’un de l’autre.

Mais un jour, le jeune homme dit à la demoiselle :

  • Tu sais combien je t’aime et que je tiens à toi plus qu’à moi-même. Mais nous ne pourrons jamais nous marier ensemble.
  • Pourquoi ? demande-t-elle les larmes aux yeux.
  • Parce que chez nous, on se marie uniquement à l’intérieur de la famille.
  • Mais enfin, il peut y avoir une exception ?
  • J’ai vérifié tout l’arbre généalogique, dit le jeune homme, il n’y a jamais eu une seule exception : mon grand-père a épousé ma grand-mère, mon oncle a épousé ma tante, mon père a épousé ma mère…

Donc tu vois, notre amour est voué à l’échec …!!!

ORGUEIL DE NOBLE, J’EN CONNAIS AU MOINS UN COMME ÇA…

Très fier de sa noblesse, un insupportable individu raconte à qui veut bien l’entendre :
« J’ai engagé un spécialiste pour établir mon arbre généalogique. Il a déjà trouvé que ma famille était apparentée à Saint-Louis ».
Un des ses auditeurs sceptique ricane et lui dit : « Vous allez bientôt me dire que vos ancêtres étaient dans l’arche de Noé. »

Certainement pas, à l’époque ils avaient déjà leur propre voilier. …!!!

LA PAPOUASIE …

En Papouasie, il y a des “papous” et des “pas-Papous”. Parmi les “papous” il y a des “papas papous” et des “papous pas papa”. Mais il y a aussi des “papas pas papous” et des “pas papous pas papas”.
De plus, il y a des “papous pas papas à poux” et des “papas pas papous à poux”. Mais il n’y a pas de “papas papous à poux” ni de “pas papous pas papas à poux”.
Sachant qu’il y a 240 000 poux (en moyenne 10 par tête)…et qu’il y a 2 fois plus de “pas papous à poux” que de “papous à poux”, déterminer le nombre de “papous pas papas à poux” et en déduire le nombre de “papas pas papous à poux” !

Vous souhaitez connaitre la solution…

voir la réponse

L’énoncé est évidemment un modèle d’embrouille ! A ce point que certains renoncent à chercher croyant avoir affaire à un pastiche.
En fait, elle n’est pas difficile si on est méthodique :
On sait qu’il y a 240 000/10 soit 24 000 habitants de la Papouasie concerné par les poux
Qui se répartissent en 1/3 2/3. Donc 16 000 pas papous et 8 000 papous ?
Examinons maintenant tous le sous groupes possibles :
Il y a 3 oppositions binaires imbriqués donc : 2 x 2 x 2 = 8 groupes possibles. (on peut faire un petit schéma pour s’aider…)
Dans l’énoncé les 2 groupes pour lesquels on attend une réponse sont des groupes à poux
On peut donc d’ors et déjà éliminer les 4 groupes “pas à poux” il en reste 4
Sur les 4 qui restent 2 sont éliminés par l’énoncé, il en reste 2 ! Inutile d’aller plus loin !
Donc nous avons bien 8 000 papous pas papas à poux et 16 000 papas pas papous à poux.

NUMÉRO DE SOSA

Qui peut me donner le numéro de « sosa » de l’aïeul qui correspond à la chaîne suivante :

S-P-M-M-P-M-P-P-M-M-P

«S», étant le sosa de départ = à 1 par définition, «P» et «M» étant les pères et mères des individus précédents (de gauche à droite).

Combien possédez-vous d’aïeuls à ce niveau généalogique, et à quelle année approximativement a vécu cet ancêtre (comptez 30 ans par génération et prenez 2013 comme année de référence). ?

Et pour vous qu’en est-il ? — Vous souhaitez connaitre la solution…

voir la réponse

Chaque changement de niveau d’ancêtre équivaut à multiplier par 2 le numéro de sosa du niveau précédent pour le Père (P) et à rajouter 1 pour la Mère (M).

On a donc pour les niveaux successifs :

2 (le 1er P),5 (le 1er M),11,22,45,90,180,361,723, et 1446 pour le dernier P, c’est le numéro de sosa cherché.

Le nombre de génération est de 10, et l’année se situe environ en 2013- (30 x 10) = 1713

L’ÂGE DES COUSINS

M. DURAND reçoit sa cousine.

Tous deux font de la généalogie, mais sa cousine n’aime jamais donner trop de renseignements sur sa famille, ce dernier en profite pour la questionner.

  • Quels sont les âges de tes enfants ?

Pour déjouer la question, la cousine embarassée, lui répond de la façon suivante :

Le produit des âges de mes 3 enfants, est égal à 36 et la somme de leur âge est équivalente au N° de l’immeuble d’en face.

Manque de chance pour la cousine, son hôte est féru de mathématiques, il effectue un rapide calcul et lui dit :

  • Chère cousine, pour trouver la solution j’ai une ambiguïté, il me manque un élément? Surprise sa cousine lui donne sans plus tarder un renseignement supplémentaire :

    Ha! oui, mon plus grand n’aime pas les fraises!

M. DURAND alors satisfait connaît l’âge des enfants de sa cousine et peut renseigner ainsi sa généalogie!

Et pour vous qu’en est-il ? — Vous souhaitez connaitre la solution…

voir la réponse

Analyse des réponses possibles :

Cas

Possibilités d’âge des enfants Produit Somme Cas où une ambiguïté existe
A 36 1 1 36 38
B 18 2 1 36 21
C 9 2 2 36 13 x
D 9 4 1 36 14
E 6 3 2 36 11
F 6 6 1 36 13 x

Les deux seuls cas ou une ambiguïté existe sont C et F, ils correspondent à l’énoncé.

La solution ne peut-être le cas F puisque les aînés sont des jumeaux, par contre :

le cas C est correct puisque la cousine dit que son plus grand n’aime pas les fraises!”

ÂGE DU PÈRE ET DU FILS

Deux personnes qui se connaissent se rencontrent dans la rue et viennent à parler au cours de leur conversation de l’âge d’une connaissance commune.

La première dit : il y dix ans je sais que que le père avait le triple de l’âge de son fils,

La deuxième dit : et bien maintenant je sais qu’il n’a plus que le double.

Dans ce cas c’est simple s’esclaffent nos deux bavards, nous connaissons donc l’âge du père et du fils !!!

Et pour vous qu’en est-il ? — Vous souhaitez connaitre la solution…

voir la réponse

Posons x = âge du père, y = âge du fils,

Il y a dix ans, il était possible d’écrire : x = 3y

Maintenant, cette équation devient : x + 10 = 2(y + 10)

Soit : x = 2y + 10, en retranchant de cette équation la première,

Il reste 0 = -y + 10, d’où y = 10.

L’âge du père, il y a 10 ans était donc de 30 ans et celle du fils de 10 ans,

et maintenant, celui du père est de 40 ans et celui du fils de 20 ans.

PROBLÈME DE CONCEPTION
Un peu de maths pour remuer les neurones…

niveau 4ème (pour les anciens) ou niveau terminale (pour les nouvelles générations…)
Pour ceux qui aiment résoudre des problèmes de logique mathématique…

Problème : Une mère est de 21 ans plus âgée que son enfant.
Dans 6 ans, son enfant sera 5 fois plus jeune que sa mère.
Question : Où se trouve le père ?

Réfléchissez bien avant d’aller voir la réponse. Ce n’est pas difficile !
Papier, stylo, posez vos équations.

Si vous avez su résoudre ce petit problème, donnez nous la solution ? — Vous ne l’avez pas trouvé, souhaitez vous la connaitre…

voir la réponse

L’âge actuel de l’enfant est X, l’âge actuel de la mère est Y

  • Équation 1: à l’heure actuelle : X + 21 = Y
  • Équation 2 : dans 6 ans : 5(X + 6) = Y + 6
  • Résolvons ce système de 2 équations à 2 inconnues :
    5X + 30 = X + 21 + 6
    5X – X = 21 + 6 – 30
    D’où 4X = -3 et X = -3/4 = – 9mois
  • L’âge de l’enfant est donc de – 9mois
    Non, non il n’y a pas d’erreur, c’est bien moins neuf mois !.
    .

Réponse : Le père est en train de faire ce qu’il faut pour avoir un enfant !

C’est beau les mathématiques, non ?

PROBLÈME D’ÉPITAPHE

(Epitaphe empruntée à la tombe de DIOPHANTE)*voir note

Passant, sous ce tombeau repose ” Basile “
Ces quelques vers tracés par une main habile.
Vont te faire connaître à quel âge il est mort
Des jours assez nombreux que lui compta le sort,
Le sixième marqua le temps de son enfance ;
Le douzième fut pris par son adolescence ;
Des sept parts de sa vie, une encore s’écoula
cinq après un fils qui, au destin sévère
reçut, hélas ! deux fois moins que son Père
De quatre ans dans les pleurs, celui-ci survécut.

Dites si vous savez compter, à quel âge il mourut ? — Vous souhaitez connaitre la solution…

voir la réponse

Soit A, l’âge cherché

A = A / 6 + A / 12 + A / 7 + 5 + (A / 2 + 4)

En réduisant au même dénominateur

A = (( 14 x A + 7 x A + 12 x A + 42 x A ) / 84 ) + 9

84 x A = 75 x A + 9 x (84)

et en simplifiant

9 x A = 9 x 84 d’où d’où A=84

L’âge cherché est donc de 84 ans

Note sur Diophante :
Diophante (Diophantos en grec), de son vrai nom Diophante d’Alexandrie, est souvent considéré comme le père de l’algèbre. On ne sait presque rien de sa vie. On estime qu’il a vécu vers le IIIème siècle après J. C..
Il n’y a que trois choses dont on soit certain :

  • Il a vécu avant Théon d’Alexandrie (car celui-ci cite Diophante) donc avant la seconde moitié du IVème siècle de notre ère.
  • Il a vécu après Hypsiclès (car Diophante cite Hypsiclès) soit après la première moitié du IIème siècle avant J.C..
  • On connaît précisément l’âge qu’il avait à sa mort grâce à un problème grec de 500 après J.C. (voir ci-dessus).

Diophante serait né en Syrie mais aurait vécu à Alexandrie.

L’oeuvre de Diophante, perdue par le monde occidental jusqu’au XVIIème siècle mais conservée par les Arabes, est composée de trois ouvrages : Porismes (ce livre n’a pas été retrouvé), Peri polygonon arithmon (les nombres polygonaux) et, le plus connu, Arithmeticus (les Arithmétiques).
Les Arithmétiques seraient composées de 13 volumes mais on n’en connaît actuellement que dix. Et encore, les 4 derniers volumes supposés (trouvés en Iran en 1968) ne sont pas encore certifiés. Les Arithmétiques sont une anthologie de 130 problèmes, souvent des équations dont Diophante cherche les solutions positives.

Le grand progrès apporté par Diophante est l’utilisation du symbolisme en mathématiques, notamment l’invention du Plethos, l’inconnue d’un problème. Diophante s’intéresse principalement aux problèmes suivants :

  • résolution d’équations quadratiques, qu’on appelle aujourd’hui équations du second degré (ax2 + bx + c = 0). Leur résolution est aujourd’hui étudiée au lycée (première pour les solutions réelles et terminale pour les solutions imaginaires, voir le fabuleux destin des nombres).
  • décomposition de nombres en deux carrés , puis décomposition d’un carré en deux carrés. Il aurait découvert, sans la démontrer, la propriété « Les entiers de la forme 4n + 1 peuvent tous se décomposer en deux carrés ». A propos de ce partage, C’est en lisant Diophante que Fermat écrit qu’il est impossible de trouver des entiers x, y et z tels que xn + yn = zn avec n supérieur à 2. Il disait avoir une démonstration évidente mais pour la découvrir, il a fallu attendre 1994. Elle tient en 1000 pages…
  • détermination de valeurs telles que deux expressions linéaires données soient des carrés (par exemple trouver x tel que 6x+8 et 5x-2 soient deux carrés).

Diophante est également connu pour les équations diophantiennes, c’est-à-dire les équations du type ax + by = c ou x et y sont des entiers relatifs. Cependant, Diophante ne travaillait que sur des exemples numériques. Il donnait donc souvent une seule solution parmi toutes les possibilités et il ne trouvait pas de méthode générale de résolution. Malgré cela, Diophante est souvent considéré comme le dernier grand mathématicien du monde helléniste et comme le seul algébriste ayant écrit en grec, et il appartient au panthéon des plus grands mathématiciens.

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